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date: lundi 14/09/1998 (22 ans) lieu: Colmar

Je travaille au bureau de gestion des ressources humaines. Je suis secrétaire, derrière un bureau. Photocopier, faire le café, rédiger des courriers. C'est dans mes cordes ! Je partage mes tâches avec Emmanuelle, une jeune fille assez paumée qui s'est engagée volontairement dans l'armée. D'ailleurs, la quasi totalité des femmes de la caserne travaillent dans mon service. Il y a peu de tâches à accomplir, mais elles sont répétitives. Les journées sont longues. Chaque matin, nous découvrons de nouvelles notes de service pour telle opération à l'étranger, ou des courriers insignifiants qui doivent être archivés soigneusement. Dans le couloir d'en face travaille Thierry, qui est le clown de l'équipe. Arrivé quelques mois avant nous, cet appelé originaire de Picardie multiplie les facéties, et frôle le manque de respect à chaque fois qu'il est en présence d'un gradé. Le service est dirigé par le lieutenant Poidevin. C'est lui qui m'a reçu pendant les classes. Visiblement abimé par un cancer des poumons, il dirige le bureau d'une main de fer dans un gant de velours. Son grade assez bas en comparaison du travail qu'il effectue me surprend un peu. En effet, il gère tous les effectifs pour les différentes compagnies du régiment. Sébastien et François sont arrivés avec moi. Leur parcours dans l'informatique leur permet quelques libertés, car ils sont chargés de créer des programmes, et personne d'autre qu'eux ne sait faire ce genre de chose. Ils ont donc droit à un bureau où ils sont seuls. Du point de vue pratique, notre tenue veste et pantalon de treillis est vraiment incongrue par rapport à notre environnement. Notre uniforme et nos rangers sont totalement inadaptés à nos journées de travail, mais il faut suivre les règles. Ce ceinturon ma serre à la taille et mes reins me font souffrir. (écrit le: 2011-09-19) catégorie: service militaire - année: 1998

les propos tenus n'engagent que son auteur, les souvenirs relatés dans ces anecdotes sont subjectifs | Contactez-moi