Millenium Mambo cliquez pour afficher en grand

date: samedi 03/11/2001 (25 ans) lieu: Paris

Je vais au cinéma avec Isabelle et son petit frère à côté de la place de la Bastille. Le film nommé au festival de Cannes de 2001 est réalisé par le taïwanais Hou Hsiao Hsien. Ce qui m'a marqué d'abord quand j'ai regardé l'affiche, c'est le visage parfaitement harmonieux de l'actrice Shu Qi. J'ai essayé de la dessiner, car elle me fascinait. J'étais assez satisfait du résultat. Cette jeune femme assez connue à Hong-Kong se révèle au public occidental dans ce drame réaliste. L'histoire est celle de Vicky, en couple avec Hao-Hao, un jeune homme violent et très jaloux qui travaille comme DJ dans une boîte de nuit. Ce qui rythme la vie de Vicky, c'est la drogue, l'alcool et le clopes. Elle va quitter son compagnon devenu insupportable et se réfugier chez Jack, un homme plus âgé et un peu mafieux avec lequel elle va nouer une relation ambiguë. Le côté contemplatif et hypnotique de la réalisation est sans doute ce dont je me souviens le plus de ce film. L'intrigue est assez secondaire, et le réalisateur s'en désintéresse assez vite. Il prend visiblement plaisir à filmer l'actrice marcher au ralenti en soufflant de manière désinvolte sa fumée de cigarette. J'avoue n'avoir pas compris les raisons qui poussaient cette magnifique jeune femme dans les bras d'hommes aussi énigmatiques. Il faut dire que j'ai très peu d'expériences des relations amoureuses. La plupart des femmes que j'ai aimé ne m'aimaient pas en retour, et la séduction reste un mystère, ou un poison, selon mon humeur. A la fin du film, les personnages se retrouvent étonnamment dans un ville japonaise enneigée. Ces scènes ont été tournées dans les rues de Yubari, sur l'île d'Hokkaido. Un festival de cinéma y avait lieu tous les ans, ce qui explique que le réalisateur ait pensé à cet endroit pour terminer par une ouverture lumineuse ce film assez noir. Je rêve de visiter le Japon, et j'étais aux anges en sortant de la projection. (écrit le: 2021-03-25) catégorie: cinéma - année: 2001

Visiter des appartements cliquez pour afficher en grand

date: jeudi 17/06/2004 (28 ans) lieu: Carrières-sur-seine

Ce deux pièces au dernier étage d'un vieil immeuble ne nous convenait plus. Il nous faut payer un loyer assez élevé en pure perte. La chaleur de l'été 2003 achèvera de nous convaincre de quitter ce lieu. Nous cherchons à acheter un appartement de trois pièces. Malheureusement, mon salaire est assez faible, et nettement inférieur à celui de ma compagne. Nous devons donc chercher un logement éloigné de Paris, notamment à Cergy-le-haut, Maisons-Laffitte, voire plus loin de Paris… Cela représente une distance importante avec notre lieu de travail, et je ne souhaite pas trop passer deux heures et demi par jour dans les transports en commun. En l'espace de trois mois, nous aurons été dans une vingtaine de lieux tous plus inadaptés les uns que les autres. Aucun de ces appartements ne semble me convenir. C'est peu dire que le sujet des investissements immobiliers ne me passionne pas. Peu motivé par le sujet, je laisse Véronique s'en occuper. Il faut faire un choix stratégique. Soit prendre un appartement plus grand mais trop loin, soit prendre un deux pièces dans le quartier où nous vivons actuellement. C'est cette deuxième proposition qui sera finalement choisie, même si ce n'est pas une très bonne solution si nous devons avoir un enfant par la suite. Un agence nous propose un deux pièces à Carrières-sur-seine, à une quinzaine de minutes à pied de la gare de RER A. Le critère principal du choix est le temps de trajet. Le deuxième critère, c'est de quitter Houilles et nous éviter les blagues débiles de nos amis et de notre famille sur le nom de cette ville. C'est beaucoup plus chic de vivre à Carrières...sur Seine. Après avoir grimpé une côte en marchant pendant un temps qui m'a paru vraiment trop long, nous arrivons dans un quartier flambant neuf construit au dessus de l'autoroute A14. L'ensemble des immeubles suit la courbe de la voie rapide. Nous voici dans l'allée des poètes, une petite impasse avec des jardins au rez-de-chaussée. Arrivée au troisième étage, nous sommes charmés par la vue dégagée qui nous permet de voir jusqu'à Cormeilles en Parisis. Il n'y a pas de vis-à-vis, et l'appartement est orienté au nord. Tout le contraire de notre appartement de location à Houilles. Il manque des commerces aux alentours, mais il est prévu qu'un centre commercial ouvre bientôt ses portes à 50 mètres. Le prix est assez élevé, mais les frais de notaire sont réduits car l'immeuble est récent. C'est surtout les frais d'agence qui me semblent hallucinants. Nous devrons payer plus de dix mille euros pour rémunérer le travail assez superficiel qu'aura fait l'agent au cours de quelques semaines qui ont séparé la visite de la signature de l'acte d'achat. Nous finissons par voir le notaire au mois d'août et prévoyons d'emménager en novembre. (écrit le: 2021-03-10) catégorie: immobilier - année: 2004

Point finale cliquez pour afficher en grand

date: dimanche 09/07/2006 (30 ans) lieu: Carrieres-sur-seine

Comme en 2004, j'organise un pari sportif avec des collègues. On va enregistrer nos pronostics afin de savoir qui a le plus de talent pour prédire les résultats de la Coupe du monde de football. Il y a une petite base de données que j'ai fabriquée avec Access. J'ai fait en sorte que toutes les informations s'enregistrent automatiquement. J'étais plutôt content du résultat, et les meilleurs joueurs gagnaient quelques centimes quand ils prévoyaient le bon résultat. Si personne ne trouvait, la cagnotte était reportée sur le match suivant. Le jour de la finale est arrivée. Je regarde le match entre la France et l'Italie avec Véronique. Zinédine Zidane termine sa carrière professionnelle, et veut faire forte impression. Il avait fait une démonstration face au Brésil en quart de finale, et avait marqué le penalty de la victoire en demi-finale contre le Portugal. Le match commence assez bien. Un pénalty est accordé aux français suite à une faute de Marco Materazzi, un défenseur assez rugueux, sur Malouda. Zidane le transforme de la manière la plus surprenante qui soit. Il tente une panenka, mais le ballon touche la barre transversale et rentre dans le but de justesse. Des sueurs froides me parcourent le dos. Il lève le doigt en l'air pour qu'il n'y ait aucun doute sur le fait que le ballon a traversé la ligne. Puis, quelques minutes plus tard, c'est Materazzi qui va égaliser pour l'Italie sur une tête après un centre de Pirlo. Les adversaires se rendent coup pour coup, et la situation est bloquée sur le score de 1-1. A la 80ème minute, Zizou se déboite l'épaule suite à un contact aérien. La douleur se lit sur son visage alors qu'il esquisse un geste qui signifiait qu'il devait sortir. Le soigneur arrivera malgré tout à le remettre sur pied. Arrivent les prolongations. A la 107ème minute, c'est l'incompréhension. Le coup de boule de Zizou sur le torse de Materazzi. Qu'est-ce qu'il a fait ? Pourquoi il a fait ça ? A la suite du match, on aura un début d'explication: les insultes et le rôle joué par Materazzi dans ce match particulier on fait bouillir le sang du joueur le plus doué de sa génération. L'arbitre n'a pas vu le geste, mais les écrans du stade de Berlin l'affichent en boucle. C'est donc le début de l'arbitrage vidéo, non officiellement. Puis arrive le moment des tirs aux buts. Un tir manqué de justesse par Trézéguet, qui touche la transversale grève nos chances. Fabio Grosso marque et l'Italie gagne le match. Depuis le début de la soirée, mon quartier grondait des cris des supporters français. Lors de la fin du match, on entend une petite voix de l'immeuble d'en face: "Et ils sont où les français ?", qui venait probablement d'une supportrice italienne. Puis, plus rien. Le silence est pesant. Je suis lessivé, et n'arrive pas à réaliser ce qu'il vient de se passer. Rien ne s'est déroulé comme je l'avais imaginé. (écrit le: 2021-01-15) catégorie: sport - année: 2006

Amsterdam cliquez pour afficher en grand

date: vendredi 16/11/2001 (25 ans) lieu: Amsterdam

On avait cherché un billet de train pas cher pour Amsterdam au mois de septembre, mais les tarifs les moins élevés étaient au mois de novembre. Il faut dire que le "Thalys" n'est pas vraiment rempli à cette saison. J'étais à peine remis de mon opération des dents de sagesse. On peut dire que je n'étais pas en forme, et que ça tombait mal, mais ça faisait plus de deux mois que ce voyage était organisé et on ne voulait pas le reporter. Nous allons, Isabelle et moi, retrouver là-bas un ami hollandais qu'elle a rencontré sur internet. Finalement, nous nous retrouvons à la Gare du Nord. J'avais préparé une compote de pommes à la cannelle que nous avons mangé dans le train. Nous dormons dans une sorte de chambre d'hôtes sur un péniche amarrée au port. Isabelle a insisté pour que nos lits soient séparés. Nous louons des vélos à la gare, et parcourons les bords des canaux de cette ville magnifique. J'ai même pris quelques risques, en brûlant certains feux rouges, ce qui n'est pas trop mon habitude. Ce qui m'a vraiment surpris, c'est qu'il n'y avait aucun enfant dans les rues, la fécondité des néerlandais est assez faible, mais quand même... Isa veut absolument faire toutes les activités possibles en l'espace d'un week-end, ce qui est évidemment impossible. Nous avons visité le Rijksmuseum, le musée Van Gogh,...A la maison d'Anne Frank, j'ai été surpris de voir qu'Isabelle était de mauvais poil. Il faut dire que je n'arrête pas de la prendre en photo, ce qui devait passablement l'énerver. J'étais très amoureux. L'ami hollandais d'Isabelle, René, est légèrement plus âgé que nous. Il parle français et nous fait visiter sa ville. Dans le "Quartier rouge", je me souviens avoir été approché par un vendeur de drogue dont je ne comprenais pas un traître mot. René l'a fait partir. Un soir, nous allons au casino pour nous amuser. Il faut déposer nos cartes d'identité à l'entrée. Je n'ai jamais aimé les jeux d'argent. Isabelle gagne quelques pièces à la machine à sous. Je me dit: "Heureux au jeu, malheureux en amour". Le dernier soir, René prend nos bagages et nous amène dans un bar, "La gare de l'Est", où nous avons mangé un morceau. Puis nous allons directement prendre le train après avoir acheté des gâteaux hollandais. J'ai un peu dormi dans le train au retour. Arrivés à la Gare du Nord, je la raccompagne chez elle, puis je m'en vais. Au bout de quelques mètres, je me rends compte que j'ai gardé les gâteaux dans mon sac, mais je ne connais pas son digicode, ni son numéro de téléphone fixe. Je me rends compte avec effroi que je ne fais pas vraiment partie de sa vie. Je me sens coincé dans la "friendzone" dans toute sa splendeur, sorte d'écueil que toutes les personnes gentilles ont connu avec la personne qu'ils aiment. Je repars au bout de quelques minutes, dépité. Presque arrivé à l'entrée de la station RER B "Cité Universitaire", je la vois qui court derrière moi avec son chien "Rigolo". Elle est essoufflée, et me demande de lui rendre ses gâteaux. Elle pensait que j'allais les manger tout seul... (écrit le: 2020-12-03) catégorie: voyages - année: 2001

Brocante à Carrières cliquez pour afficher en grand

date: dimanche 15/06/2008 (32 ans) lieu: Carrières-sur-Seine

Nous avons réservé un stand sur la brocante de Carrières-sur-seine. Il y a bien longtemps que je n'ai pas vendu de vieux objets sur une brocante... Nous essayons d'arriver tôt sur notre emplacement, à environ 900 m de chez nous. Je fais deux allers-retours en voiture, et au moment de repartir la deuxième fois je roulais à 2 kilomètres/heure. J'ai même frotté ma carrosserie sur un véhicule mal garé. A partir de 8h, il était totalement impossible de passer en voiture. Nous disposons les vêtements, des livres, une cafetière, des vieilles consoles de jeux vidéo,... Arrivent les premiers passants. Nous avions tout prévu, j'ai été chercher des pièces de monnaie à la banque, et nous avons des sacs plastiques pour donner aux clients. Véro est très à l'aise dans le rôle de la marchande. Elle est juste un peu inexpérimentée. Elle refuse de vendre un objet pour un tarif qu'elle juge trop faible: on arrivera péniblement à le vendre une heure plus tard pour la moitié du prix. Notre stand se vide assez rapidement, il n'y a plus grand chose à vendre. Vers 12h, je vais rentrer chercher d'autres objets pour remplir notre étalage. Nous avions également des objets à vendre pour d'autres personnes. Gérard m'avait donné une valise de vêtements qui appartenaient à son père. Ma mère nous avait donné un guide sur l'Ouzbékistan car elle l'avait en double. Ce livre nous a permis de faire la rencontre d'une personne qui était allé dans ce pays, nous a raconté son voyage, et qui a fini par acheter le guide. Olivier nous avait confié une table basse, tellement volumineuse que nous n'avons pas réussi à l'amener jusqu'au stand. Nous l'avons donné à Emmaüs quelques mois plus tard. Finalement, on aura réussi à récupérer 200 euros avec la vente d'affaires que nous aurions probablement jetées. (écrit le: 2020-11-18) catégorie: brocante - année: 2008

Valence-Montélimar à vélo cliquez pour afficher en grand

date: samedi 20/09/2014 (38 ans) lieu: Montélimar

ViaRhôna. Ce nom désigne une longue piste cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée en suivant le cours du Rhône. J'avais l'idée de suivre le tracé de cette piste, quand j'aurais le courage… et le temps. Mais j'étais souvent pris par mes obligations professionnelles et familiales. Il faut plus d'une semaine pour rejoindre la Camargue en organisant les étapes qui relient les Alpes à la mer. Je cherchais un moyen de réaliser mon rêve, hélas je n'avais trouvé aucune solution réalisable au bout de quelques mois. J'avais fini par renoncer. Et puis une ouverture s'est présentée. Un voyage dans la Drôme avec Véronique pouvait se faire au mois de septembre, et je décidais d'y coller une activité solitaire: rouler au bord du Rhône entre Valence et Montélimar. Je me renseigne sur le tracé, et découvre sur un site internet que le parcours est en pointillé: la ViaRhôna existe en grande partie dans l'imagination de ses concepteurs, il n'est pas possible de maintenir un chemin aussi long sans y mettre d'immenses moyens, mais ceux-ci n'étaient pas à la hauteur de leurs ambitions. De toutes évidences il n'y a pas de cohérence globale, à part quelques panneaux qui vont m'aider à ne pas dévier du chemin. Nous partons donc vers Montélimar, où nous avons réservé une chambre à l'hôtel "Beausoleil**" proche du centre piéton de la vieille ville. Les lieux sont empreints de nostalgie et les touristes viennent y chercher le souvenir du passage de la Nationale 7 et des fameux embouteillages de la route des vacances sur la côte d'Azur. La route nationale chantée par Trénet a subi une hémorragie en 1966 quand l'autoroute A7 a transfusé le flot des voyageurs sur une belle ligne droite. Mais le patient respire encore et la ville reste accueillante, comme nous le constaterons après quelques heures de route. Le parfum du nougat nous caresse les narines alors que nous parcourons les alentours du théâtre et du château. Nous avons garé la voiture dans le parking de l'hôtel et prenons possession de notre chambre. Je demande à l'accueil un endroit pour poser mon vélo à l'abri, et l'employé de l'hôtel pose mon VTT à la cave. Avant de m'endormir, je scrute minutieusement les sept feuilles de papier sur lesquelles j'ai imprimé le détail de mon parcours, les passages les moins évidents sont surlignés au stabilo. Après avoir pris le petit déjeuner, nous partons vers Valence. Après avoir fait quelques détours, nous finissons par trouver le point de départ. Véronique prend le volant pour rentrer à l'hôtel. Je lui ai donné rendez-vous à l'heure du déjeuner. A cet instant, une impression de liberté m'enivre. Plus d'entraves d'aucunes sortes, c'est la première fois depuis des mois que je n'ai aucun compte à rendre. J'ai juste à suivre le cours d'un fleuve, une perspective des plus reposantes. Je traverse le pont afin de rejoindre la rive droite du Rhône et passe par la même occasion en Ardèche. Il fait un temps magnifique, et le paysage est sauvagement canalisé par des infrastructures de toutes sortes. Des routes, des ponts, un chemin de fer et un barrage hydroélectrique ponctuent ma balade. C'est aussi la France des années 60 que j'ai sous les yeux. Celle de l'agriculture intensive, du TGV, des autoroutes et des centrales nucléaires. Ces ajouts très récents contrastent avec la topographie marquée par la fonte des glaciers millénaires. Des arbres fruitiers et des zones maraîchères longent ma route dominée par les monts d'Ardèche à l'ouest. Devant moi s'envolent d'énormes volutes blanches depuis les cheminées de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. J'ai soigneusement suivi le plan mais suis souvent obligé de faire demi-tour après avoir compris les signes inscrits sur mes petites feuilles de papier. Arrivé au bout d'un chemin longeant un champ de panneaux photovoltaïques, je suis bloqué par des barrières, et suis obligé de passer dans un conduit en béton avec de l'eau jusqu'aux mollets. Puis je finis ma route à côté des champs de lavande avant de traverser une zone d'activité commerciale au nord de Montélimar. J'arrive à destination après trois heures et demi de pédalage intensif, les jambes et les bras cuits par le soleil. Juste à l'heure pour le repas de midi. (écrit le: 2020-06-26) catégorie: voyages - année: 2014

Rencontres photographiques cliquez pour afficher en grand

date: samedi 06/08/2011 (35 ans) lieu: Arles

J'ai gagné avec la Fnac une entrée pour les rencontres photographiques d'Arles qui ont lieu du 4 juillet au 18 septembre. Depuis quelques mois, j'ai cette passion pour la photo, et prends plaisir à m'exprimer avec un appareil. J'avais suivi quatre stages à Paris pour apprendre à maîtriser mon Canon 500D, un reflex d'entrée de gamme acheté en 2010. Je me languissais d'obtenir de meilleurs résultats. Il y avait un monde entre mes photos et celles qui me plaisaient. Le site internet de la Fnac proposait un quiz sur le vocabulaire photographique, et j'avais été un des premiers à répondre correctement. Me voilà donc doté d'un pass gratuit en poche, valable pour tous les lieux d'exposition. J'espérais voir des oeuvres contemporaines qui allaient m'inspirer, et me sortir un peu de la routine légèrement ennuyeuse dans laquelle je me sentais enfermé depuis quelques années. Mais comment allais-je me déplacer dans le sud de la France? Mes seuls jours de congés payés étaient déjà posés pour aller en Bretagne et à Londres. Je prends alors la décision de faire l'aller-retour dans la journée, pendant un week-end de début août. Le samedi matin, je prends un TGV pour Nîmes, puis un TER pour la gare d'Arles. Il est l'heure de déjeuner quand j'arrive sur place, le soleil écrase le bitume du parking sur lequel je tombe en sortant. J'avais emporté un sandwich et une bouteille d'eau. Je marche un kilomètre et demi depuis la gare jusqu'aux "Ateliers", des entrepôts situés sur des terrains que la Sncf a mis à disposition des organisateurs du festival. Une statue représentant un zébu multicolore marque l'entrée des expositions. Le lieu est immense, et je rencontre assez peu de visiteurs dans certaines salles. Je prends quelques photos de l'environnement un peu lunaire. Je n'ai avec moi que cet iPhone 3GS sur lequel l'application Hipstamatic est installée. Elle donne un aspect "vintage" aux prises de vue. Le thème des Rencontres cette année est "non conforme". Le programme est donc assez large, tant l'ensemble de la production photographique contemporaine répond à ce critère. J'ai de bonnes surprises malgré tout. Par exemple, j'ai pu voir des clichés d'artistes connus (Robert Capa: la valise mexicaine, JR, Chris Marker) et d'autres qui méritaient sans doute de l'être un peu plus (Jo Ractliffe, Mark Ruwedel). Je profite de ces instants volés à mon quotidien pour flâner dans les rues d'Arles, voir les arènes. j'échappe aux moustiques et vais chercher un peu d'air frais dans les jardins, les églises et le Cloître St-Trophime. La plupart des lieux que je visite participent aux Rencontres photographiques. Je montre mon sésame pour entrer partout gratuitement. A la fin de la journée, je me promène le long du Rhône, puis vers 19 heures, je prends le train pour rentrer chez moi. (écrit le: 2020-06-26) catégorie: expositions - année: 2011

My Fair Lady cliquez pour afficher en grand

date: mercredi 08/04/1992 (16 ans) lieu: Margency

Cours d'anglais. Visionnage du film de George Cukor. Le rétroprojecteur restituait mal les couleurs et me donnait mal à la tête. Notre professeur est une quinquagénaire qui prend plaisir à parler avec un fort accent anglais. Elle s'imaginait sans doute naïvement qu'elle pouvait partager ses passions avec ses élèves adolescents. Sa vie tournait autour des maisons victoriennes, de la peinture anglaise romantique du XVIIIème siècle et du raffinement vestimentaire des spectatrices assistant aux courses d'Ascot. J'avais du mal à accrocher, cette comédie musicale ne me passionnait pas trop, même si certaines chansons restent encore dans ma mémoire, ainsi que le visage angélique d'Audrey Hepburn. Notre prof nous demandait aussi de visionner "Continentales" sur FR3 , l’émission d'Alex Taylor (un présentateur d'origine anglaise), mais je n'arrivais jamais à le faire... Ce programme présentait des extraits de journaux télévisés européens en version originale (dont des extraits de la BBC). Cela permettait à notre professeur "bien aimée" de nous poser des questions sur l'actualité. J'avoue que l'horaire de diffusion (très tôt le matin) n'était pas compatible avec mon rythme de sommeil ! Il est presque sûr que l'audience pour ce type de programme ne devait pas être extraordinaire, raison pour laquelle l'horaire était vraiment matinal. Je n'étais pas en phase avec la pédagogie de cette professeur en décalage avec la réalité. J'avais développé un accent américain assez prononcé à force d'entendre les chanteurs de rock. L'ex-femme de mon père, Christine parlait souvent anglais (elle a vécu aux USA pendant une grande partie de sa vie). J'avais donc plutôt un bon niveau mais des mauvaises notes dans cette matière qui n'était pas la plus importante de toutes. Mon niveau scolaire était assez faible dans les autres matières. (écrit le: 2020-03-23) catégorie: cinéma - année: 1992

Bruxelles à vélo 5ème jour cliquez pour afficher en grand

date: samedi 27/10/2018 (42 ans) lieu: Maroilles

Les kilomètres s'accumulent dans mes jambes et j'arrive péniblement à me lever pour ce cinquième jour de voyage. Il est déjà 8h quand je décide d'aller prendre le petit déjeuner. La bruine s'est transformée en pluie, et le froid commence à se faire plus mordant. Équipé de mon imperméable, je me lance pour cette dernière journée avec peu d'entrain. Ma mère me contacte et me convainc d'aller me rejoindre à Maroilles pour m'emmener à ma voiture garée à Noyon. J'arrive à Haumont, puis Aulnoy-Aymeries. Assez rapidement, j'atteins les basses Noyelles. Puis, vers 12h, je m'arrête à Maroilles dans un restaurant qui sert les fameuses "flamiches", il s'appelle "Les Caves de l'Abbaye". Ma mère me rejoins vers 13h, alors que j'ai bu une bière et que je suis assis bien confortablement à la table située près de la porte d'entrée. Après un repas très copieux, nous partons en direction de Baboeuf. C'est là que se trouve le jardin des Monterelles. C'est le dernier jour d'ouverture avant l'hivernage de cet espace dédié à la nature. On y trouve des plantes et des arbres remarquables. Au bout d'un chemin de terre, l'entrée du parking se découvre enfin. Mais nous arrivons trop tard, et la porte reste fermée. Finalement, nous allons chercher ma voiture à Noyon. Ma mère m'invite ensuite à passer la nuit du samedi au dimanche à Eméville. Je calcule la distance parcourue, environ 330 km, sur les 440 prévus au départ. J'ai l'impression d'en savoir un peu plus à l'arrivée sur cette région. Je repense aux salariés de l'aciérie de St Saulve, qui se battaient pour ne pas perdre leur emploi. Aux centaines de milliers de gens qui se sentent abandonnés, inutiles. Aux conséquences que cet état d'esprit pourrait avoir sur notre société. Aux gilets jaunes qui se réunissaient sur les ronds-points... (écrit le: 2019-11-24) catégorie: voyages - année: 2018

Bruxelles à vélo 4ème jour cliquez pour afficher en grand

date: vendredi 26/10/2018 (42 ans) lieu: Bruxelles

J'ai à peine réussi à faire sécher mes vêtements. Ils ont été lavés dans le lavabo de la petite salle de bain, avec le savon liquide fourni par l'hôtel dans un tube accroché au mur. Il faut dire que j'ai pris le strict nécessaire en terme d'équipements, afin de ne pas alourdir mon vélo. Je descends le récupérer après le "check-out" de l'Ibis. Un dernier tour en deux roues dans les rues si agréables de Bruxelles, puis je rejoins le canal direction Anderlecht. Celui-ci m'amène tout naturellement à Lot, Hal, puis le joli centre-ville de Tubize. J'ai accroché un téléphone portable équipé d'une radio au guidon de mon vélo de randonnée. Je roule en écoutant RTBF la 1ère. On y découvre des émissions qui ressemblent étrangement à celles diffusées par France Inter (cette station diffuse d'ailleurs "Sur les épaules de Darwin", qui vient de la chaîne française). Les kilomètres s'enchaînent et je ne ressens pas de fatigue particulière, juste des douleurs au dos, aux fesses et au cou. L'automne est déjà bien installé, et le voyage aurait été plus agréable en septembre, mais j'arrive à me consoler en pensant à la trop forte chaleur de l'été dernier. Les paysages, devenus familiers, s'offrent à mon regard contemplatif. Les jambes travaillent, la tête se libère. J'arrive à "Ma Campagne", puis Salmonsart, Soignies et Mons. Je reste concentré sur mon objectif, celui d'arriver en France sans avoir trop entamé mon capital énergie. Quand j'ai trop faim, j'ouvre un sac de congélation rempli d'un mélange de graines (cajou, noisettes, courge, raisins secs,...). C'est mieux que de se gaver de barres au chocolat et surtout, c'est plein de vitamines. J'arrive à Asquilles, puis Bettignies. Mes souvenirs de la visite de Bruxelles se bousculent dans mon crâne alors que je rejoins enfin Maubeuge. Il est encore tôt, je décide de me reposer un peu après avoir pris une douche. Je prends le temps de visiter le centre-ville en passant par le musée du Corps de Garde. Avant sa fermeture, je m'arrête dans une supérette afin de choisir mon repas du soir, un sandwich et une part de flan. (écrit le: 2019-11-24) catégorie: voyages - année: 2018

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