Catégorie: 'déménagement'

Déménager cliquez pour afficher en grand

date: vendredi 20/08/1982 (6 ans) lieu: Colombes

Ma mère a trouvé un appartement au dernier étage d'un immeuble avec ascenseur, à côté de la gare de Colombes. Après le divorce, il fallait bien qu'elle trouve un endroit où se loger. C'est un trois pièces, avec un balcon qui donne sur les lignes de chemin de fer, la gare étant située en hauteur. Nous avons une chambre avec ma soeur, et des lits superposés. J'étais en bas, et Sylvaine en haut. Dans les toilettes, ma mère a installé un buffet, et dessus, il y avait un puzzle qui était vraiment difficile à résoudre. Dans le salon, il y avait une table. Elle était souvent recouverte par les copies à corriger de ma mère, qui travaillait au collège d'Argenteuil. Dans la petite cuisine, on pouvait manger à quatre sur la petite table. Au début, j'étais gêné par les passages des trains, relativement bruyants. Mais rapidement, je m'y suis habitué. Les sons dégagés par les wagons sur les rails me berçaient, et m'aidaient même à m'endormir. (écrit le: 2012-11-18) catégorie: déménagement - année: 1982

Tout seul cliquez pour afficher en grand

date: mardi 01/10/1996 (20 ans) lieu: Strasbourg

Déménagement dans un petit studio 301 rue de Colmar dans le sud de Strasbourg. Lorsque j'étais allé visiter ma future chambre, le gardien voulait me proposer un appart au black. J'ai du lui expliquer que j'avais déjà signé le bail au mois de juillet avec l'agence, il était confus. C'était un alsacien de 45 ans, avec un visage très rouge. Il souffrait probablement d'hypertension et décèdera l'année suivante. Le tram vient d'être inauguré, je peux donc aller rapidement au centre-ville de Strasbourg. Le premier soir, après l'état des lieux, je me souviens que l'ambiance a été mortelle. J'ai eu l'impression d'être enfermé dans une boîte vide de 19 m2 où chaque bruit résonnait à l'infini. Personne à qui parler, ma fenêtre donne sur un parking et je suis stressé à l'idée de ne pas trouver de stage rapidement. Grâce à Sylvaine, j'ai un vieux poste de télévision pour tromper ma solitude. Elle m'a aussi fourni des ustensiles de cuisine dont personne ne se servait à Evian. Il y a aussi mon ancien radio-réveil, qui me permet d'écouter un peu de musique. Le téléphone que me loue France Telecom (à un prix prohibitif) sonne avec un bruit strident, quelle que soit la sonnerie que je choisis. A chaque fois qu'on m'appelle, je sursaute. Comme je ne sais pas faire la cuisine, je mange n'importe quoi. J'ai un lit trop petit pour moi, dont il manque des lattes au sommier. Mon moral chute en flèche. (écrit le: 2011-09-19) catégorie: déménagement - année: 1996

Studio avec vue sur la Tour Eiffel cliquez pour afficher en grand

date: mardi 12/10/1999 (23 ans) lieu: Paris

Je cherchais un studio sur Paris et la Région, mais je suis incapable de trouver un appartement tout seul. Ma grande soeur a demandé à Jean-Christophe, un pote à elle, de me montrer une des chambres de bonne qu'il loue dans le 7ème arrondissement. J'ai rendez-vous avec lui en sortant du travail à la sortie du métro "Ecole Militaire". J-C est photographe, il a un cheveu sur la langue et est accompagné d'une jeune femme coréenne avec qui il semble intime. Elle a l'air contrariée de ce contre-temps que je leur impose. Nous finissons par arriver dans l'"appartement", situé au dernier étage sans ascenceur d'un immeuble haussmanien, dans une des avenues les plus cotées de Paris. Nous entrons dans ce studio meublé de 12 m² sous les toits. Les toilettes sont sur le palier. Dans un coin: douche-lavabo-kitchenette, dans l'autre: une table. Je demande "Et pour dormir ?". J-C me montre le matelas, qui doit rester debout sur un mur si la table n'est pas repliée. Puis il monte sur la chaise et ouvre le vasistas. Il me demande de regarder sur la droite, "Tu vois la Tour Eiffel ?". Il a tous les arguments, et le loyer est a 2500F au black. "C'est une aubaine dans le quartier". Il me dit que pour quelqu'un qui sort le soir, ça permet de rentrer à l'heure qu'on veut. Sauf que je ne sors jamais, et que les beaux quartiers ne m'attirent pas du tout, je préfère le calme. "Je vais réfléchir...". Évidemment, j'ai déjà réfléchi, c'est impossible pour moi de vivre là-dedans. Je vais continuer à chercher. (écrit le: 2011-07-25) catégorie: déménagement - année: 1999

Un studio avec mezzanine cliquez pour afficher en grand

date: jeudi 02/03/2000 (24 ans) lieu: Houilles

Visite de l'appart d'Olivier, un collègue de ma grande soeur, dans la banlieue ouest de Paris. Rencontre à la station Chatelet-Les-Halles avec Olivier et Sylvaine pour aller visiter son appartement. Il fait nuit, nous allons là-bas après le boulot. Olivier penche souvent sa tête vers la gauche et la droite pour faire craquer son cou. C'est peut-être un tic ? Au bout de 20 minutes environ, nous arrivons à destination. Le RER est assez rempli, et la gare de Houilles-Carrières-sur-seine n'est pas très accueillante: peu éclairée, assez vétuste. Par contre, il n'y a pas beaucoup de marche à pied entre la sortie de la gare et l'entrée de l'immeuble, 45 secondes tout au plus ! Le studio est propre, et presque neuf. Il y a une mezzanine en bois, que je vais racheter à Olivier. De la fenêtre, on voit des maisons particulières, des jardins. C'est tout petit, mais enfin pas aussi petit que la chambre de bonne que j'ai visité en octobre. Enfin un endroit qui me convient... J'accepte de reprendre le bail, et je vais assez vite déménager. (écrit le: 2011-10-09) catégorie: déménagement - année: 2000

Bienvenue au pays du rose cliquez pour afficher en grand

date: mardi 03/09/2002 (26 ans) lieu: Houilles

Ma future épouse et moi déménageons dans un appartement ensemble pour la première fois. Nous avions deux petits studios, et la surface de l'appartement que nous avons choisi est plus grande que la somme des deux petits logements que nous quittons. La personne qui vivait dans cet appartement au troisième étage d'une résidence était une jeune femme, visiblement attirée par tout ce qui est rose, appellons-la "Miss Rose", même si elle était rousse. Elle avait deux chiens, trois chats, et d'autres animaux de compagnies qui squattaient chez elle. Le jour de l'état des lieux, Miss Rose n'a pas encore vidé ses affaires, alors qu'elle avait deux mois pour le faire. Nous finissons par obtenir les clés, très tardivement, et commençons à regretter notre choix. Tous les murs sont peints en rose, dans toutes les nuances possibles: du fushia au rose pêche. Il va falloir faire les travaux après avoir emmenagé, ce qui est toujours un peu difficile. Les meubles que la Miss ne voulait pas garder, elle les a laissé dans l'appart, et j'oublie de préciser que le ménage n'a pas été fait pendant au moins cinq ans (approximativement). Nous découvrons également les animaux de compagnie que notre Miss a laissé derrière elle, des puces, dont les nids sont situés entre les dalles du carrelage. Nous arriverons à nous en débarrasser environ six mois après. Dans la chambre (rose donc), une fourmilière vit en dessous du linoléum. Quand nous rendrons ce "F2", environ deux ans après, l'agent immobilier nous fera la reflexion "Ah, c'était pas rose ici avant ?". (écrit le: 2011-07-21) catégorie: déménagement - année: 2002

Séparé dans mon studio cliquez pour afficher en grand

date: mardi 14/04/2015 (39 ans) lieu: Voisins-le-Bretonneux

J'avais décidé de louer un petit studio à Voisins-le-Bretonneux. Cette ville a gardé un caractère tout à fait charmant malgré le développement de la ville "nouvelle" aux alentours. Le clocher de l'église est là pour en témoigner. J'ai identifié une zone qui me semble idéale au nord de la ville. Ce qui m'a décidé à louer un appartement dans ce quartier en particulier, c'est la facilité d'accès à mon travail grâce aux pistes cyclables. J'ai vu qu'un passage piéton permet de rejoindre facilement la route de Guyancourt depuis un quartier résidentiel, dans la rue Serpentine. Je vais d'abord essayer de deviner quels appartements correspondent à ma demande d'après les photos dans les annonces d'appartement en location. Il est assez facile de deviner où ont été pris les clichés en les comparant avec les images de Google Street view. Puis je contacte une première agence, pour me renseigner sur un studio situé près de la place des Douves, mais ils ne m'ont jamais rappelé. J'ai vu ensuite qu'un petit appartement au premier étage d'un immeuble de la rue Jean Racine est disponible. Je m'imagine bien habiter là-bas, comme pour rendre hommage au dramaturge qui fut le résident de Port-Royal. Cet ermitage situé à quelques kilomètres a été investi par des religieux au XVIIème siècle et la nature y a été préservée jusqu'à ce jour. Il y a un supermarché pas loin du studio, et des commerces en tous genres. J'ai un rendez-vous pour le visiter après avoir contacté l'agence Victoria de Montigny-le-Bretonneux. En sortant du travail, je vais marcher jusqu'au lieu de rendez-vous pendant plus d'une demi-heure. Il faut dire que l'agglomération de St Quentin en Yvelines n'est pas faite pour circuler à pied. Chaque point d'attraction, centre-ville, centre commercial, lieux de travail ou autres est éloigné de deux ou trois kilomètres. Tout est organisé pour que les déplacements se fassent en voiture. La femme de l'agence qui me reçoit est assez contente d'avoir trouvé un futur locataire pour le logement dont elle a la gestion. Je lui donne mes bulletins de salaire et lui pose des questions sur le quartier, le fonctionnement du tableau électrique et des volets roulants. J'évite de m'approcher trop d'elle car son haleine est nauséabonde. J'ai rendez-vous avec elle un autre jour pour l'état des lieux et l'échange des clés. Finalement, mes principaux critères de sélection sont bien respectés. Orienté au nord-ouest, l'isolation des murs est correcte, il est entouré par un quartier résidentiel et surtout très loin des transports en commun à pied. Les bonnes surprises, ce sont la cave, la place de parking et le garage à vélo. Ils vont bien me servir dans les mois qui viennent. Là où je suis moins content, c'est sur la décoration et l'aménagement des pièces. La moquette est sale, la cuisine et la salle de bain sont toutes petites. Le salon fait office de chambre. Mais pour mon budget de moins de 700 euros, c'est tout ce que je peux m'offrir. Cet endroit à l'abri de tout ce qui me déprime ou me dérange va devenir ma tanière pendant un peu moins de deux ans. Je n'ai même pas mis mon nom sur la sonnette. J'étais terrifié à l'idée de devoir me confronter à mon épouse dont je venais de me séparer, et j'étais sûr qu'elle ne me retrouverait pas ici. (écrit le: 2022-08-31) catégorie: déménagement - année: 2015

les propos tenus n'engagent que son auteur, les souvenirs relatés dans ces anecdotes sont subjectifs | Contactez-moi