Queens et retour à Paris cliquez pour afficher en grand

date: mardi 10/10/2017 (41 ans) lieu: New York

Dernier jour à New York ! Il est prévu un temps magnifique et des températures proches de 83° Fahrenheit, soit plus de 28° Celsius. Je quitte la chambre et laisse mes bagages à l'accueil puis décide de prendre un peu l'air à l'extérieur de Manhattan. Avec la ligne de métro qui a son terminus vers Flushing Meadows, le stade de tennis, je rejoins en moins d'une heure un parc situé à deux pas de l'aéroport de « La Guardia ». Des terrains de football (soccer) et de tennis se trouvent dans cet espace vert. Ce lieu a été aménagé en 1939 pour la Foire internationale de New York. J'arrive devant une fontaine au centre de laquelle se trouve un globe terrestre gigantesque, la fameuse "Unisphère". Je passe ensuite devant le théâtre du Queens et le "Centre de loisirs", dont la structure particulière a été remarquée dans une scène assez célèbre du film "Men in Black". Après avoir traversé l'autoroute, je rentre dans le Zoo, un lieu rempli d'animaux endémiques du nord de l'Amérique. Il y a des pumas, des coyotes, des bisons, des ours bruns. Des groupes de jeunes enfants s'émerveillent devant les perroquets de la volière. Je prends une bouteille d'eau dans la boutique du zoo, puis pars en direction de la station de métro pour rentrer vers le centre-ville. Je m'arrête à Court Square pour découvrir un quartier assez jeune et cosmopolite. Je finis par trouver un café dans lequel j'achète un sandwich à la mozzarella. Le rendez-vous à l'hôtel pour partir en bus vers l'aéroport est à 19h. Il me reste encore six heures devant moi. Je décide de monter vers Central Park pour faire quelques photos. C'est encore l'été ici, des promeneurs en t-shirt se baladent ainsi que des coureurs dans les allées ensoleillées. Je passe devant le "Bow Bridge" sur lequel des amoureux se prennent en photo. Des barques passent sous le pont. Des enfants jouent sur les pelouses et des lecteurs de romans sont assis sur les bancs, écoutant des musiciens qui jouent de la guitare à l'ombre des érables. Je marche ensuite vers l'hôtel et j'entre dans une boutique de souvenirs pour ramener quelques cadeaux dans mes bagages. Il est 18h45, et je rejoins le groupe à l'accueil. Nous attendons le bus ainsi que la guide (pas la même que le premier jour). Les valises un peu trop remplies sont rangées dans les coffres du bus qui nous amène à l'aéroport JFK. Les embouteillages massifs nous ralentissent un peu. Nous passons ensuite à l'enregistrement des bagages (certaines valises dépassent allègrement le seuil des 23 kg). La file d'attente pour passer la douane semble durer une éternité. Il faut enlever nos chaussures, ce qui ne me peine pas beaucoup étant donné que mes pieds sont meurtris à force d'avoir marché dans tous les sens. Nous sommes appelés à l'embarquement vers 23h30, et j'ai une place à côté du hublot. Mes ampoules me font souffrir, j'enlève mes chaussures puis attends la fin de la phase de décollage pour m'endormir. Nous sommes désormais Mercredi 11 Octobre. Je me réveille pour le dîner, puis me rendors jusqu'au petit déjeuner. Il est 12h20 lorsque l'avion pose ses roues sur le tarmac. Il est vraiment trop tôt ou trop tard, je ne sais plus, mais il me manque quelques heures de sommeil c'est certain. Je reprends ma voiture au parking Px de CDG. La circulation est fluide et je rentre facilement chez moi. La télécommande de la porte du parking sous-terrain ne marche pas, je gare ma voiture dans la rue. Il me reste deux jours de congés dont je compte profiter pour me remémorer mon expérience new-yorkaise. (écrit le: 2017-10-14) catégorie: voyages année: 2017

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Studios NBC et Madison Square Garden cliquez pour afficher en grand

date: lundi 09/10/2017 (41 ans) lieu: New York

Réveil difficile vers 8h. J'ai encore besoin de sommeil mais c'est surtout la météo qui me démotive. Il pleut et la température ne baisse pas. Je pars vers les studios NBC dans le Rockfeller Center où j'ai réservé une place pour une visite guidée à 11h. Celle-ci commence par une vidéo, qui nous est présentée dans une petite salle juste assez grande pour les 15 visiteurs du groupe. Puis nos deux hôtesses nous guident dans le bâtiment pour découvrir d'abord le plateau du journal télévisé. Cet espace minuscule est bourré à craquer de câbles, de projecteurs et d'écrans. Des caméras téléguidées depuis la régie roulent autour d'une table, recouverte d'une nappe pour éviter que la poussière ne s'y dépose. La visite se poursuit par un arrêt devant le lieu de tournage du "Saturday Night Live". Nous passons ensuite sur un autre plateau de tournage du talk-show de Megyn Kelly. Enfin, après être passé devant les bureaux des techniciens, nous aurons l'occasion de nous essayer à la réalisation d'une émission. Chaque membre du groupe doit choisir son rôle: présentateur, speaker, invité, musicien, technicien ou spectateur. Tout est scripté bien sûr, mais cette petite mise en situation est un des moments fort de la visite. Nous repartirons avec un lien pour visualiser dans une vidéo le résultat de notre "travail". On m'y voit appuyer sur des boutons, en bon « technicien » que je suis. Je pars ensuite affronter la pluie et faire un peu de shopping. C'est le "Colombus Day", et la communauté italienne de la ville défile dans la 5ème Avenue. Ce jour est également une grande fête commerciale, avec des promotions dans la plupart des magasins. Je trouve un refuge pour faire sécher mes vêtements dans la "Grand Central Station". La salle principale est absolument magnifique, avec ses lampadaires baroques et son plafond éclairé par des spots qui figurent des constellations. Je fais une pause dans le magasin Apple, puis avale un sandwich près de la sortie nord de la gare. On trouve également un marché couvert particulièrement bien fourni en produits frais. Tout près de là se situe le Chrysler Building, que je prends en photo même si sa flèche est encastrée dans les nuages. Des hommes en costumes et chapeaux noirs m'interpellent parfois pour me demander si je suis juif. Mes chaussures glissent sur les plaques d’égouts métalliques couvertes de pluie. Après un détour par une salle dans laquelle on contrôle notre identité, j'entre aux Nations Unies. Il y règne une ambiance particulière, comme souvent dans les bâtiments qui hébergent des institutions internationales. Au sous-sol, je passe par la librairie, puis par le magasin de souvenirs. En sortant, je croise beaucoup de touristes coréens et chinois. Puis je vais à Macy's, un grand magasin du style des Galeries Lafayette. Je n'achète rien, mais j'ai le bonheur de voir mes vêtements un peu plus secs qu'à mon arrivée. Il est 16h30 et je rentre à l'hôtel prendre une douche. Vers 18h45, direction le "Madison Square Garden" pour voir un match de basket entre les Knicks de New York et les Rockets de Houston. Cette salle de spectacle se situe à deux pas de mon hôtel. Il s'y passe toujours quelque chose, des concerts de rock ou des compétitions de hockey sur glace. Avant le match, il y a un jeu avec les caméras qui filment les spectateurs. Quand ils apparaissent sur l'écran géant, ils doivent réagir le plus vite possible et danser, montrer leurs muscles ou s'embrasser. Certains spectateurs mettent un moment à comprendre qu'ils sont filmés, ce qui provoque l'hilarité générale. Avant le début du match, on interprète l'hymne américain, comme c'est de coutume avant une grande rencontre. Tout le monde se lève, et certains mettent la main sur le cœur. Il est cette fois joué à la guitare électrique. Un véritable show à l'américaine précède l'entrée des joueurs new yorkais. Le fils de Yannick Noah, Joakim, est sur le banc (il se remet de blessures). A la fin du premier et du troisième quart-temps, les pom-pom girls brillent de milles feux en exécutant leurs acrobaties. Un mini-match de basket en fauteuil roulant a lieu pendant la mi-temps. Les bleus gagnent d'un cheveu contre les blancs. Pendant les temps morts, des t-shirts sont propulsés sur les spectateurs dans des tubes à air comprimé. Un ballon gonflé à l'hélium, et équipé de petites hélices, tourne dans l'enceinte du stade. Il est équipé d'une caméra qui filme les spectateurs en grand-angle. Puis arrive la fin du match, et la défaite des Knicks. il faut dire qu'il leur manque un meneur de jeu comme James Harden, le meilleur marqueur de la rencontre côté Houston. En sortant de la salle, je reconnais dans la rue le trompettiste Dave Guy des Roots, un groupe qui se produit dans l'émission "The Tonight Show" présenté par Jimmy Fallon sur NBC. Je remonte quelques rues pour me chercher à manger, puis rentre à l'hôtel pour préparer mon escapade dans le Queens le lendemain. (écrit le: 2017-10-14) catégorie: voyages année: 2017

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Musées et Central Park cliquez pour afficher en grand

date: Dimanche 08/10/2017 (41 ans) lieu: New York

Lever à 8h15, puis, après le petit déjeuner, direction le Musée d'Art Moderne (MoMA) sous une pluie légère. Les oeuvres présentes dans la collection font partie du patrimoine mondial. La foule se presse devant "La nuit étoilée" de Van Gogh. Les nymphéas de Monet sont présentés dans une pièce dédiée à ce chef-d'oeuvre, ce qui crée une surprise réconfortante. Puis on découvre des oeuvres iconiques de Picasso comme « les demoiselles d'Avignon », ou la fameuse guitare. Je redécouvre avec émotion "La Danse" de Matisse. Ce jour là, une exposition temporaire présente l'oeuvre de Louise Bourgeois, et une autre celle de Max Ernst. Puis direction Central Park après avoir assisté à une parade en hommage à la communauté hispanique de New York sur la 5ème Avenue. Les avenues vont du nord au sud et les rues de l'est vers l'ouest. Je prends un vélo "Citi Bike" (j'avais pris un abonnement de 3 jours), puis réponds à une jeune femme qui voulait savoir comment éviter de payer de supplément de 4$ si elle prenait un vélo. Il fait très chaud pour un mois d'Octobre, et la pluie ne rafraîchit pas l'atmosphère. Je dépose mon vélo après un petit tour du parc et finis à pied en passant devant le Metropolitan, le plus important musée de la ville. Il est 13h30 quand j'achète un plat dans un échoppe ambulante afin de me remplir l'estomac. J'entre enfin dans le Guggenheim, dans lequel je visite l'exposition sur l'art chinois post-1989. J'admire également la collection permanente de très haut niveau (Picasso, Toulouse-Lautrec, etc...). L'air conditionné est une bénédiction face à la moiteur tropicale des rues de New York. Puis je reprends un vélo pour tourner dans la partie sud de Central Park. Je croise quelques vélos-taxis, et évite les sportifs ainsi que les calèches, le mode de transport iconique du parc. Les cyclistes en vélos de course donnent des coups de sonnettes rageurs pour m'avertir qu'ils me doublent (les vélos les plus lents doivent serrer à gauche, ce que je n'avais pas compris). Je pose mon vélo, puis achète une boisson devant le Guggenheim avant de partir vers le nord direction Harlem. Je passe devant l'Apollo, une fameuse salle de jazz qui a révélé de très grands artistes. Enfin, je retourne à Times Square par le métro 2. Il fait une chaleur de bête sous terre. On dirait qu'une fermentation dégage cette température et crée le compost qui rend possible l'érection des grandes tours qui peuplent l'île de Manhattan. Je suis exténué, et après une douche et une très longue sieste, je sors dîner dans un fast-food "Wasabi" qui vend évidemment de la nourriture japonaise. En rentrant, je fais un détour pour m'acheter une bouteille d'eau gazeuse dans un distributeur. Il y a un gros glaçon dans la bouteille, et le gaz s'échappe violemment du goulot lorsque j'ouvre le bouchon. Puis je zappe un peu sur les chaînes de TV américaines avant de m'endormir. On attend les résidus de la tempête "Nate" demain, et donc de la pluie. (écrit le: 2017-10-14) catégorie: voyages année: 2017

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Premier jour à New York cliquez pour afficher en grand

date: samedi 07/10/2017 (41 ans) lieu: New York

J'ai mis le réveil à 7h15, et vers 7h30 Ahmed passe chercher quelques affaires. Son lit n'est pas défait, et j'apprends qu'une chambre supplémentaire a été libérée. Ouafae s'occupe du groupe, et fait le lien avec l'agence de voyage. Elle nous a trouvé une autre chambre afin que nous soyons plus à l'aise. Puis c'est l'heure du petit déjeuner. J'essaye de comprendre comment fonctionne le buffet, puis demande de l'aide à des membres du groupe pour savoir ce qu'il faut faire. Au bout de trois allers-retours je finis par comprendre que les couverts sont cachés dans les serviettes en papier. Je remonte ensuite au 15ème étage, mais ma clé ne fonctionne plus. J'explique mon problème à l'accueil, et une hôtesse reprogramme la carte afin que je puisse à nouveau rentrer dans ma chambre. Puis je pars pour ma première destination de la journée: le marché bio d'Union Park. Ce quartier est directement accessible par Broadway, je décide donc de louer un vélo "Citi Bike". Il s'agit ni plus ni moins d'un Vélib' comme à Paris. On paye 12$ pour la journée et on peut rouler avec n'importe quel vélo pendant 30mn (4$ de plus par tranche de 15mn supplémentaires). Il suffit d'attacher le vélo et d'attendre 2mn pour en reprendre un autre (on passe sa carte de crédit à la borne pour obtenir un nouveau code à 5 chiffres à taper sur le système d'attache du vélo). Les voitures et les bus me frôlent mais malgré le danger je me sens bien dans le trafic. Je prends quelques photos, puis reprends une bicyclette pour aller à Battery Park. Le ferry part vers 11h30 pour visiter Liberty Island puis Ellis Island. C'est l'occasion de découvrir la statue depuis le bateau et de prendre quelques photos. Sur l'île, je marche autour du piédestal, mais j'hésite à faire la queue pour monter à l'intérieur. Puis je me dirige vers l'embarcadère pour aller vers Ellis Island où se trouve un musée de l'immigration américaine. De très émouvantes expositions nous permettent de nous mettre à la place de ces milliers de gens qui sont passés par ce point d'entrée privilégié vers les USA. Les histoires très personnelles des migrants ont un écho particulier dans mon esprit, surtout avec l'administration Trump actuellement au pouvoir. Puis, vers 14h, je prends un sandwich végétarien et un cookie sans gluten à la cafétéria (il ne restait plus que ça) avant de repartir vers Manhattan. On voit partout des papillons "Monarques", j'en prends quelques uns en photo dans Battery Park, puis me dirige vers le pont de Brooklyn, toujours à vélo. Je croise beaucoup de gens très excentriques, comme cet homme en sous-vêtements féminins en dentelles et couronne de la statue de la Liberté en mousse sur la tête. Une jeune femme au crâne rasé qui descend le bord de l'Hudson torse nu sur son vélo, et personne n'y trouve à redire. Je traverse ensuite le pont, encombré de piétons en ce samedi après-midi, puis rentre sur l'île principale par le pont de Manhattan. Cet exercice physique m'amène tout naturellement dans Chinatown et Little Italy. J'achète un thé glacé (ma boisson favorite pendant ce week-end) chez "Donkin' Donuts" puis rentre à Times Square en métro vers 18h. J'ai beaucoup transpiré, et les couloirs du métro sont tout simplement surchauffés, heureusement que les rames sont climatisées (ces deux évènements étant probablement liés). Après avoir pris une douche et fait une petite sieste, je sors dîner vers 20h puis fait un détour par les enseignes lumineuses de Times Square. On se croirait en plein jour tellement les écrans éclairent les rues bondées. Puis je me dirige vers une salle de cinéma pour aller voir "Blade Runner 2049" sur un très grand écran. L'entrée coûte 21$, le film commence vers 22h20 et se termine vers 1h du matin. L'absence de sous-titres m'empêche de tout comprendre au scénario, mais je suis impressionné par le travail effectué sur les couleurs et j'apprécie l'hommage au film original. (écrit le: 2017-10-14) catégorie: voyages année: 2017

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Départ pour New York cliquez pour afficher en grand

date: vendredi 06/10/2017 (41 ans) lieu: New York

Lever à 3h45, je pars en voiture vers l'aéroport Charles de Gaulle. Arrivée au parking Px « longue durée » à 5h. Je prends ensuite la navette pour le Terminal 2E. J'y retrouve une partie du groupe de 40 personnes, composé de collègues de travail et de leurs compagnes/compagnons. Malheureusement, je ne connais pas grand monde à part quelques personnes que j'ai croisées quelques fois. La carte d'embarquement en poche et les bagages enregistrés, je me dirige vers la douane. J'ai bien du mal à entendre la question "Où allez-vous ?" de la jeune femme préposée au contrôle des passeports. Je finis par répondre "New York" bien sûr ! Puis, nous attendons en salle d'embarquement, mais l'avion a une heure de retard à cause d'un problème lors de la préparation de la cabine. Nous partons finalement vers 9h30 heure de Paris. Bien installés dans nos sièges de classe économique, nous avons en face de nous des tablettes encastrées dans le siège du passager qui se trouve devant nous. Ces écrans nous permettent d'accéder à une sélection de chansons et de films, et servent à nous occuper pendant le trajet. J'écoute quelques chansons, puis lance des exercices de méditation pour me détendre. D'autres passagers lancent la lecture de films. Ma voisine de gauche regarde "Furious Drive 27", puis un film d'action-comédie sur des nageurs-sauveteurs à Los Angeles. Je finis par m'endormir avec les jambes croisées pour faire tenir mes genoux dans le minuscule espace laissé entre chaque sièges. Arrivé à 11h30 heure locale à JFK, nous sommes accueillis par la douane. Je boite un peu car ma jambe droite est très ankylosée. Puis c'est une guide française qui nous emmène en bus vers l'hôtel, non sans avoir fait deux arrêts: le premier pour nous recueillir devant le mémorial et les deux bassins construits en hommage aux victimes du 11 Septembre 2001. C'était l'occasion de voir la tour One WTC de très près. Le deuxième arrêt est fait à Chelsea Market, une rue commerçante qui serpente à l'intérieur d'un bâtiment proche de la "High Line", cette coulée verte dans laquelle se promènent les new-yorkais lorsqu'ils veulent se balader tranquillement. Notre guide est une française d'environ 50 ans qui vit à New York et connaît beaucoup d'astuces pour rendre le séjour plus agréable. Elle nous distribue des consignes, la carte de transport ainsi que le "City Pass", un carnet dans lequel se trouvent des coupons permettant d'accéder à plusieurs attractions dans la ville ou de couper les files d'attente par endroits. Après avoir donné un pourboire au chauffeur, nous entrons dans l'hôtel Courtyard Marriot à Times Square, situé entre la 8ème et la 9ème Avenue, dans la 37ème Rue. Nos clés en poche, nous filons dans nos chambres après avoir donné un pourboire à la guide. Ahmed est l'autre célibataire qui partage ma chambre située au 15ème étage, il part assez vite rejoindre ses amis. Je décide de prendre une douche et de faire un somme de 16h30 à 19h. Il faut dire qu'avec le décalage horaire, il est déjà minuit heure de Paris et je suis debout depuis plus de seize heures d'affilé. Il fait nuit quand je sors me chercher à dîner, et après avoir avalé un sandwich, je prends la direction de Lincoln Square. Il y a beaucoup de monde autour du Théâtre et de la fontaine, à deux pas de la tour de Donald Trump. Je redescends en métro à Times Square, puis me dirige vers l'Empire State Building. Une vue sublime m'attend au 80ème étage. Les ascenseurs très rapides montent jusque là, puis il est possible d'aller à pied ou avec un autre ascenseur vers le 86ème étage. A cette altitude, l'observatoire permet de prendre la mesure de la ville. Il y règne un calme apaisant, malgré la foule de touristes qui s'y presse pour prendre des selfies en hauteur. Le passage par la boutique de souvenirs est obligatoire en sortant. Un homme m'y interpelle pour me demander si je reconnais l'artiste qui a peint le tableau affiché sur l'écran de son smartphone. "Van Gogh" bien sûr. Puis il me demande si je sais où se trouve "La Joconde", au grand dam de sa compagne, une jeune eurasienne au visage refait qui lève les yeux au ciel. "Le Louvre à Paris", lui dis-je avec mon meilleur accent français. La réponse le satisfait, il dit que les français ont de la culture contrairement à d'autres. J'ai l'impression qu'il est sous l'influence de substances illicites, ou bien maniaque. En sortant du gratte-ciel, je me dirige vers le Madison Park et le "Flat Iron Building", avant de rentrer me coucher. (écrit le: 2017-10-14) catégorie: voyages année: 2017

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Sailor & Lula cliquez pour afficher en grand

date: samedi 06/10/1990 (14 ans) lieu: Paris

Je vais à Paris voir un film de David Lynch. D'habitude, je vais à Enghien-les-Bains, mais la salle de cinéma ne joue pas « Sailor & Lula » (« Wild at Heart » en version originale). Ce film raconte la cavale d'un couple éperdument amoureux sur fond d'hommage au Magicien d'Oz et à Elvis Presley. Présenté à Cannes en Mai, le film y a gagné la Palme d'Or. Ce qui m'a attiré, c'est d'abord la bande-annonce. La musique que j'y ai entendue me mettait en transe. Les violons de Richard Strauss y côtoient les guitares métalliques de Powermad. Et puis les images très colorées, l'inquiétante étrangeté toute particulière au cinéma de David Lynch, tout cela me semble familier. Enfin, la beauté des décors et celle de l'actrice principale ont fini de me décider à aller dans une salle parisienne pour voir ce film que j'imagine déjà culte. Avec sa violence morale et physique, teinté de phénomènes surnaturels, il a de quoi perturber les jeunes enfants. C'est pourquoi l'entrée de la salle est interdite aux moins de douze ans. Le film passe en version originale, « V.O. » est aussi le nom que nous avons donné avec Mathieu à notre fanzine de passionnés de cinéma. Je me souviens de cette allumette, filmée en très gros plan, et de cet incendie criminel dans lequel le père Lula décède. Laura Dern, et sa mère, Diane Ladd, jouent le rôle de la mère et de la fille. Nicolas Cage, y campe un gangster au grand cœur, admirateur du « King », brutal et peu porté sur l'ironie. Sa belle-mère fera tout pour le faire disparaître, croyant qu'il a assisté au meurtre de son défunt mari. C'est aussi un « road-movie », dans lequel les personnages passent de la Nouvelle-Orléans au Texas, en donnant une certaine vision désabusée des Etats-Unis. Lula, à bout de nerf, éteint l'auto-radio après avoir écouté le récit de faits divers choquants (et sans doute réels) sur différentes stations. De bout en bout, la chanson de Chris Isaac « Wicked Game » hante une scène dans laquelle le couple, au volant d'une décapotable, discute au milieu de la nuit quand ils croisent une famille victime d'un accident de la route. Une jeune femme, seule survivante du crash, est sérieusement blessée à la tête. Soucieuse uniquement de son apparence physique, elle décèdera sous leurs yeux quelques instants plus tard. La route des amants croisera celle de Perdita, jouée par une Isabella Rossellini méconnaissable, et compagne de Lynch à l'époque. Willem Dafoe y joue le rôle de Bobby Peru, un braqueur de banque pervers au rire niais et aux dents gâtées. Il est inoubliable lorsque, le visage masqué par un bas, il se fait sauter la cervelle d'un coup de fusil à pompe. Seule l'intervention de la bonne fée à la fin du film permettra au personnage principal de retourner vers sa femme et son fils, alors qu'il sort à nouveau de prison. Nicolas Cage, de sa propre voix, termine le film en chantant à sa belle « Love Me Tender », symbole de son amour absolu. Le spectateur ne sort pas indemne de cette expérience traumatisante, dans le bon sens du terme. (écrit le: 2017-07-30) catégorie: cinéma année: 1990

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Demo Scene Amiga cliquez pour afficher en grand

date: mardi 15/12/1992 (17 ans) lieu: St Leu la Forêt

L'arrivée de l'informatique personnelle a créé une révolution. Les personnes qui assistaient à ce phénomène avaient le sentiment d'appartenir à une communauté privilégiée. Le futur se fabriquait sous nos yeux, littéralement. Cela se passait quelques années avant que l'internet n'envahisse les foyers, et rende ces avancées technologiques plus banales. Pour ma part, je profitais de mon ordinateur Commodore Amiga en jouant gratuitement à des jeux de voitures, de plateforme ou de sport. Parmi mes disquettes de jeux copiés illégalement, j'avais quelques démos fabriquées par des développeurs indépendants. Il s'agit pour celui qui a piraté le jeu de démontrer ses qualités de programmeur ou tout simplement d'écrire son nom de manière suffisamment visible. De ce point de vue, on s'approche beaucoup de l'univers des « grapheurs ». De grand noms du jeu vidéo ont commencé en réalisant ce genre d'animations. Il restait souvent peu de place pour mettre des fichiers sur les disquettes, le programme devait donc être léger mais avoir un maximum d'impact. C'est donc avec ces contraintes qu'ils travaillaient. Ils devaient trouver des astuces pour compresser les images, et se servir de la puissance de calcul de la machine pour compenser l'absence de contenu. Parfois, les meilleurs programmeurs se réunissaient pour réaliser des concours de démos plus ambitieuses, qui tenaient sur une ou deux disquettes. Leurs productions se retrouvaient alors copiées et recopiées comme une traînée de poudre parmi les possesseurs d'Amiga. Les capacités de la machine étaient poussées à leur paroxysme, j'avais même peur que mon écran n'explose tant les images étaient contrastées et défilaient avec un rythme élevé. Je me souviens avec émotion de certaines démos. « State of the Art », créé par le groupe norvégien « Spaceballs », montrait des silhouettes qui dansaient sur une musique techno extrêmement énergique. « Hardwired », créé par les danois « Crionics & The Silents » regroupait une succession d'exploits techniques sur fond d'univers de science fiction. Le compositeur des musiques de cette démo (Jesper Kyd) a ensuite travaillé sur de nombreux jeux vidéo dont Assassin's Creed, Hitman et bien d'autres. (écrit le: 2017-07-30) catégorie: informatique année: 1992

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Univers >Interactif cliquez pour afficher en grand

date: lundi 15/01/1996 (20 ans) lieu: Strasbourg

Parmi tous les magazines disponibles chez le libraire, il y en a un qui sort du lot. Alors qu'internet fait ses premiers pas sur le sol français, Univers >Interactif nous accompagne vers le changement que cela implique, à plus ou moins long terme. Ce mensuel analyse la nouvelle technologie, défriche les tendances, le tout dans une maquette résolument futuriste. Toutes les pages contiennent des photos en couleur, ça fait même un peu mal aux yeux quand on le relit aujourd'hui. Un CD-ROM était offert aux lecteurs, dans lequel on trouvait une sélection pointue de vidéos, de musiques et d'images inédites. Des planches de la BD "Dilbert" se trouvaient à l'intérieur, c'est là que j'ai découvert les histoires de cet employé de bureau un peu geek. Quand on pense à la révolution qu'Internet a provoqué dans le monde de l'édition et du journalisme dix ans plus tard, on imagine que cet univers "interactif" n'est pas devenu un rêve mais plutôt un cauchemar pour certaines professions. Sans doute le caractère précurseur de ce magazine et son coût de fabrication ont précipité sa chute. Il a disparu en juin 1996 après seulement 11 numéros. (écrit le: 2017-03-31) catégorie: magazines année: 1996

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Brevet des collèges cliquez pour afficher en grand

date: lundi 18/06/1990 (14 ans) lieu: Saint-Leu-la-forêt

Je passe le brevet. Je planche sur l'examen dans une relative décontraction. Ce sont des questions très faciles. On nous demande par exemple ce que signifie 'TGV' ? Quoi qu'il arrive, échouer à cette épreuve n'empêchait pas de passer du collège au lycée. Après l'annonce des résultats, je n'ai pas osé allé voir sur les panneaux affichés à l'extérieur du collège pour savoir si je l'avais eu ou pas. J'ai menti en disant à ma mère que j'avais été voir et que j'étais admis. J'avais un peu honte de ce mensonge, surtout que je n'étais pas sûr d'avoir eu une bonne note. Mathieu ne comprends pas pourquoi je me retrouve dans cette situation, il insiste pour que nous allions vérifier. Je suis retourné au collège quelques jours plus tard avec lui pour voir si les résultats étaient toujours disponibles. Malheureusement, les affiches avaient été détachées. Il faut dire que l'année scolaire était terminée. Le gardien du lycée a bien voulu nous ouvrir la porte et nous a expliqué que les résultats étaient rangés dans un coin. J'ai vu mon nom avec la mention 'Admis'. J'ai remercié le gardien et je suis parti. (écrit le: 2017-03-31) catégorie: scolarité année: 1990

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Cours de management cliquez pour afficher en grand

date: mardi 27/03/2007 (31 ans) lieu: Paris

Cela fait deux ans que je suis le responsable d'une petite équipe du service de retraite. Au début, je passais mon temps à demander de l'aide à Florence qui était responsable de l'équipe avant moi. Grâce à elle je connaissais toutes les règles de fonctionnement du métier, elle m'a pratiquement tout appris. D'autre part, je crée de nouveaux outils, des logiciels qui facilitent le travail... L'objectif était de nous éviter des tâches répétitives, pour nous concentrer sur autre chose que de simplement appuyer sur des boutons. D'un autre côté, je ne sais absolument pas comment gérer la partie humaine de mon activité ! Il y a trois personnes qui travaillent sur les dossiers, et moi qui organise tout cela dans une certaine improvisation. Et pourtant j'arrive tant bien que mal à faire tourner le service. Je patauge un peu. Surtout avec Margarita, qui communique peu avec moi. J'ai tendance à préparer mes actions sans concertation, ni avec mes responsables, ni avec mes collaboratrices. J'ai bien besoin de conseils pour éviter de faire d'autres erreurs... C'est à ce moment là que nos responsables décident de nous faire suivre des cours de management. L'objectif est de faire monter en compétence les agents de maîtrise du service retraite. L'organisme chargé de nous former est très bien organisé. L'opération s'étale sur 8 mois, à raison d'un jour par mois de mars à novembre. Nous sommes séparés en trois groupes de dix participants, soit trente personnes qui viennent des différents sites nationaux de l'entreprise. Ce mardi, j'arrive un peu en retard à l'espace Aurore, dans le 13ème arrondissement de Paris. Notre formateur, Arnaud, fan de high-tech et imitateur d'Antoine De Caunes, ressemble un peu à Julien Courbet. Tout me semble artificiel chez lui : que ce soit sa façon de s'adresser à nous, sa manière de sourire ou de s'habiller. Il m'accueille en me serrant la main et en me souriant avec insistance. Parmi les membres du groupe, la seule personne que je connais s'appelle Claire, et encore je la connais peu. Dès cette première session, je ressens une gêne que j'exprime en m'interrogeant sur le fait de ne pas me sentir à ma place. Le formateur met en effet l'accent sur l'expression orale, les mises en situation type « jeu de rôle » et les entretiens en face-à-face avec des collaborateurs ou des responsables que nous jouions à tour de rôle. Or, je ne suis pas à l'aise dans ce genre d'exercice. Je vois mal le rapport avec mon travail quotidien et reste sur la défensive. A chaque nouveau thème abordé, on nous distribue des petites fiches sous forme de pense-bête à insérer dans un classeur. L'un des premiers thèmes évoqué sera le « quitus ». Sous ce nom latin se cache un secret bien connu des négociateurs et de tous ceux qui veulent désamorcer les conflits. Le réflexe que nous avons tant de mal à perdre, c'est le fait dans une discussion de contredire immédiatement la personne qui n'est pas d'accord avec nous. Le « quitus » consiste à accuser réception du point de vue de notre interlocuteur, avant de lui opposer nos arguments. On peut le faire par exemple en reformulant son idée. Si on oublie cette règle basique, on perd un temps précieux, car les deux personnes font un monologue sans interagir avec l'autre. Nous apprendrons aussi le pouvoir du silence… Savoir se taire est très efficace pour mieux entendre ce que nous disent les autres. L'un des cours qui sera le plus difficile à appréhender pour moi est celui du « recadrage ». Il s'agit de faire comprendre à un collaborateur qu'il n'a pas suivi les règles, tout en essayant de le remobiliser. Puis nous parlerons d'un événement qui n'arrive pas assez souvent chez les managers, le fait de manifester de la reconnaissance pour ses collaborateurs. On pense souvent à rectifier ce qui ne va pas chez nos collègues, mais on oublie aussi souvent de les féliciter quand ils ont fait du bon travail. A chaque intervention orale de ma part, Arnaud me fait remarquer que je devrais sourire beaucoup plus, et que mon auditoire se trouve par conséquent sur la défensive. Je tâche de suivre son conseil depuis ce jour, sans toutefois y arriver à chaque fois ! Arnaud nous fait rire involontairement en imitant Jean-Claude Vandamme : il nous demandait en effet d'être « aware ». Une façon de nous conseiller l' « écoute attentive ». A la fin de chaque journée, je me sens vidé, très fatigué nerveusement. Avant de repartir, Arnaud nous confiait pour mission d'appliquer ce que nous venions d'apprendre dans notre équipe avant la prochaine session de formation. Nous avions alors un mois pour exercer un des sujets : « savoir dire non », « gérer son temps » ou « négocier avec son N+1 »... Au début de la session suivante, il fallait alors présenter oralement cette expérience, qu'elle se soit bien passée ou pas. Entre chaque journées, nos avions pour mission de répondre à des questionnaires « e-learning », pour vérifier que nous avions retenu les leçons apprises lors de la session précédente. Lors des quatrième et cinquième journées, l'organisation est un peu différente. Nous sommes réunis dans une grande salle, les trente participants, nos responsables, ainsi que les formateurs. Ce sera l'occasion de pratiquer l'esprit d'équipe et de simuler une réunion de travail. La représentante des ressources humaines en profitera également pour nous expliquer la conduite à tenir pendant les entretiens annuels d'évaluation professionnels. Nous irons dîner sur une péniche le soir du quatrième jour. Pendant la septième journée, au mois d'octobre, lors d'un cours sur la gestion des conflits, nous sommes allé très loin dans la simulation. Le jeu de rôle nous faisait jouer un échange entre un collaborateur et son responsable qui ne s'était pas rendu compte qu'il avait fait une erreur d'appréciation. Laurence et moi avons eu du mal à sortir de ce jeu de rôle. Elle me reprochais la mauvaise foi que j'avais réussi à feindre, bien après que l'exercice soit terminé ! C'était le signe que tout cela commençait à avoir des conséquences sur notre façon de penser. J'avais peur que ces outils soient utilisés pour manipuler l'opinion des gens. Je remarquais tous les signes de cet apprentissage chez les responsables politiques, et même chez Steve Jobs, alors qu'il venait d'annoncer l'arrivée du premier iPhone devant une foule conquise. Je me sentais à la fois privilégié, mais aussi un peu coupable de connaître ces techniques de communication, proches de la PNL (Programmation Neuro Linguistique). J'avais depuis longtemps tendance à mentir un peu, à être un peu hypocrite ou consensuel. Ces outils de management allaient sans doute m'aider à le faire de manière plus subtile. Tout cela m'effrayait et me posait question. Arrivé au mois de novembre, c'est la fin du stage. Afin de témoigner notre amitié à Arnaud, nous allons lui offrir un T-Shirt blanc que nous aurons recouvert de phrases de remerciements écrites au stylo indélébile (j'y ai écrit le mot « aware !»). Puis viens la fin de la journée. Nous sommes chargés de nous écrire une lettre à nous-même. Cela semble absurde de s'envoyer une lettre dans le futur ! Il fallait tout simplement se poser une question : a-t-on réussi à appliquer les principes appris pendant ces 8 journées ? Quelques mois plus tard, alors que je reçois ce courrier, j'avais complètement oublié cette histoire de lettre. Qui pouvais bien m'écrire ? J'ai pourtant assez vite trouvé la réponse à la question que je me posais. Ce que j'ai appris au cours de cette formation m'a transformé. J'ai eu le sentiment d'évoluer, d'être mieux armé face aux aléas de la vie quotidienne, et pas seulement au travail. Ma timidité n'avais pas disparue, je manquais toujours d'autorité, mais je me sentais enfin à ma place en tant que manager. Le problème que je découvrirais plus tard, c'est que ma future femme n'a pas eu la même formation. Elle n'a pas du tout évolué dans le même sens que moi, ce décalage va créer une fissure qui ne cessera de s'élargir au cours des années qui ont suivi. (écrit le: 2017-02-05) catégorie: travail année: 2007

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